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Le mentorat réciproque : une alliance intergénérationnelle !

Pour découvrir le mentorat réciproque, nous avons échangé avec Pierre Laramée, Marie-Joëlle Tremblay et Claire Giroudeau, conseillers chez Lafond Gestion un cabinet spécialisé en continuité d’entreprise auprès des cédants et de leur relève.

 

Marie-Joëlle et Pierre interviennent spécifiquement auprès des entreprises pour favoriser le prolongement de carrière à l’approche de la retraite et la nécessaire cohabitation intergénérationnelle qui en découle. Issu de deux générations éloignées, ce tandem de choc incarne dans les faits son offre de service !

Dans le cadre de cet entretien, le CTEQ a souhaité en apprendre davantage sur une nouvelle forme de mentorat : le mentorat réciproque.

 

Le mentorat réciproque : de quoi parle-t-on ?

 

Contrairement au mentorat traditionnel, où un employé approchant de la retraite transmet son expérience et ses connaissances à un jeune en pleine découverte professionnelle, le mentorat réciproque repose sur des apprentissages mutuels.

 

L’équipe Lafond utilise cette approche pour faire profiter l’entreprise des différences générationnelles afin de les amener à converger vers des objectifs communs. Le mentorat réciproque se fait dans une relation de confiance, gratifiante pour tous.

 

En étant réciproque, ce type de mentorat bi directionnel est plus porteur. Et c’est parce qu’il se base sur la participation, l’interactivité et l’échange qu’il s’inscrit dans une perspective d’entreprise évolutive comme l’industrie 4.0.

 

En effet, bien que la notion d’Industrie 4.0 s’articule beaucoup autour de systèmes informatisés et d’appareils capables de communiquer entre eux, le recours à la main d’œuvre ne disparaîtra pas aussitôt pour autant.

 

Le mentorat réciproque représente donc l’un des moyens permettant de favoriser une cohabitation intergénérationnelle harmonieuse, celle-ci nécessitant souvent des interventions tant auprès des individus, que des équipes et des systèmes de gestion.

 

 

Faire « du neuf avec les vieux » !

 

Dans un contexte de plein emploi, alors que le vieillissement de la population entraîne à son tour une rareté de la relève et même une pénurie de main d’œuvre dans certains secteurs d’activités, les entreprises sont conscientes des coûts relatifs au recrutement d’un candidat qualifié et de l’impact qu’a sur la productivité le départ d’employés d’expérience.

 

En effet, diverses études démontrent que les coûts de remplacement d’un employé peuvent osciller entre 40% à 70% du salaire de la personne à remplacer pour des manœuvres et jusqu’à 200% à 300% pour des ingénieurs et des directeurs généraux. (cf. Emploi Québec, juin 2016)

 

C’est ici que les perrenials peuvent jouer un rôle essentiel. En effet, l’augmentation de l’espérance de vie en santé se répercute sur l’âge du départ à la retraite. Les perrenials, ces employés séniors qui repoussent l’âge de la retraite, ont un taux de roulement moins important que les plus jeunes générations. Ils ont souvent de belles années devant eux sur le plan professionnel.

 

De ce fait, les dirigeants auront avantage à miser sur l’expérience de leurs employés séniors pour assurer équilibre et continuité. De plus, ils détiennent un potentiel de transmission des valeurs de l’entreprise tout comme des savoirs expérientiels souvent intangibles.

 

Avec l’arrivée de l’industrie 4.0, le défi sera d’actualiser leurs compétences au niveau technologique et de favoriser une saine cohabitation avec les recrues. Chacun devra composer avec l’autre!

 

 

Et les jeunes dans tout ça ?

 

 La génération montante, celle des milléniaux, traditionnellement nés entre 1981 et 2000, est très instinctivement à l’aise avec le cellulaire, l’internet et les réseaux sociaux. Les nouvelles technologies font partie intégrante de leur vie.

 

Leur manière différente de composer avec l’interface travail/vie personnelle peut être agaçante pour les générations les ayant précédées. Certains peuvent percevoir chez eux un niveau d’engagement moindre face à leur travail.

 

Pourtant, les différentes recherches le démontrent : la volonté de réussir, la motivation, la satisfaction, le désir de  performance et de réalisation de soi sont des critères propres à chaque génération. Ils ne s’expriment tout simplement pas de la même façon !

 

 

 

Le mentorat réciproque pour réunir !

 

C’est ici que le mentorat réciproque devient intéressant.

 

 En effet, dans une industrie modernisée, le mentorat réciproque peut contribuer à pallier aux conflits relationnels tout en favorisant une meilleure compréhension mutuelle et en atténuant les réticences au changement.

 

Pour que sa mise en place soit réussie, il est nécessaire d’élever le niveau de conscience et d’utilité au niveau des différentes générations qui s’y intègrent. Les employés doivent faire preuve d’ouverture d’esprit et mettre de côté leurs préjugés respectifs, souvent non fondés.

 

Voici quelques recommandations données par nos experts en vue de favoriser cette transmission réciproque des savoirs :

  • Déterminer chez chacun les connaissances à partager : comment valoriser les compétences et mettre en évidence les atouts pour l’entreprise et les collègues.

  • Identifier dans chaque groupe les résistances vis-à-vis de l’autre pour mieux défaire les préjugés

  • Anticiper le développement professionnel du travailleur sénior afin qu’il demeure pertinent auprès de ses collègues et puisse poursuivre son travail même arrivé à l’âge de la retraite.

 

En mettant en place une telle approche la direction envoie un message clair à propos de l’importance que l’entreprise accorde aux employés qui y travaillent.

 

Nos experts conseillent également aux plus jeunes comme aux séniors :

  • D’admettre qu’ils ne savent pas tout.

  • De chercher à comprendre le point de vue et les façons de faire de l’autre avant de chercher à être compris pour éviter le fameux dialogue de sourd.

  • De se montrer curieux et de multiplier les occasions d’apprendre.

  • De demander de l’aide parce qu’il est toujours gratifiant pour l’autre de se savoir utile.

 

 

Un exemple concret en terminant ?

 

Pierre et Marie-Joëlle nous rappellent que leur première rencontre n’était pas différente de ce qui se vit en entreprise : elle était remplie de jugements et de fausses perceptions !

 

Marie-Joëlle se sous-estimait et pensait ne pas être à la hauteur face à l’expérience de Pierre. Quant à Pierre, il était convaincu que Marie-Joëlle serait démotivée d’avoir à travailler avec quelqu’un de son âge. C’est en dialoguant qu’ils ont pu vite se débarrasser de ces préjugés et se concentrer sur leur complémentarité et la force de leurs âges respectifs.

 

Preuve que la cohabitation intergénérationnelle peut fonctionner, ils mettent désormais à profit leur expérience auprès des entreprises. Ils continuent aussi à apprendre l’un de l’autre, dans un processus joyeux et constructif de mentorat réciproque !

 

Pour retrouver Marie-Joëlle et Pierre et en savoir davantage sur le mentorat réciproque, rendez-vous sur le site de Campus INFOPRESSE. Ils donnent des formations en collaboration avec Mme Rose-Marie Charest.

 

 

 

Nos contributeurs

 

Marie-Joëlle Tremblay consultante, développement organisationnel, Lafond Gestion. Candidate au D.PSY.

 

Marie-Joëlle poursuit actuellement un doctorat en psychologie du travail et des organisations. Son intérêt pour cette spécialité est né de son expérience au sein de l’entreprise familiale où, au fil de 13 années, elle a côtoyé au travail pas moins de quatre générations différentes. Membre du collectif Lafond Gestion depuis 2015, elle a été directement impliquée dans le développement de l’offre de services relative à la cohabitation intergénérationnelle et au maintien en poste des travailleurs séniors.

Elle occupe également un poste de conseillère en développement organisationnel au Secteur cadres du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM).  

 

 

Pierre Laramée, conseiller en maintien en poste des séniors et en cohabitation intergénérationnelle, Lafond

 

Pierre a été le co-fondateur de l’agence de publicité Tam-Tam au sein de laquelle il a évolué pendant 16 ans à titre de créatif puis de président. Il a aussi été le fondateur de Commissaires, une galerie d’objets et de mobilier de designers internationaux. En 2015, il propose à  Lafond et Associés de mettre en place un projet sur le maintien en poste des travailleurs séniors et sur la cohabitation intergénérationnelle, auquel Marie-Joëlle se joindra dès les débuts.

 

 

Claire Giroudeau

 

Claire est conseillère en sécurité financière et représentante en épargne collective. En affaire depuis 20 ans, elle a été toute jeune, actionnaire et membre du conseil d’administration de l’entreprise familiale après la disparition de ses parents.  Elle a vécu toutes les phases de l’entreprise, de la croissance, la chute drastique, au redressement puis à la vente. Depuis 8 ans au Québec, elle accompagne et conseille les professionnels et les entrepreneurs responsables, leurs familles et leurs employés dans la gestion de leur enrichissement. Très engagée, elle les accompagne dans la réalisation de leurs objectifs précis, en utilisant des stratégies financières et fiscales à la fine pointe.

 

 

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